Dorothy Parker

 

Dorothy ParkerPoète, nouvelliste, critique, chroniqueuse, scénariste, Dorothy Parker est née en 1893 dans le new Jersey. Sa vie a cela d'émouvant qu'elle ressemble étrangement à celle de ses personnages. Célèbre à vingt-cinq ans, considérée à trente ans comme "la femme la plus spirituelle d'Amérique", elle sombre très vite dans l'alcoolisme et meurt en 1967 dans la plus profonde solitude.

Admirée pour son talent et redoutée pour son humour corrosif, elle incarne l'esprit brillant et anticonformiste des années folles, l'émancipation sexuelle, le droit à toutes les libertés pour les femmes, s'illustrant notamment par le courage de ses opinions politiques.

Féroce critique littéraire et dramatique, les magazines les plus chics se l'arrachent : Vogue, Vanity Fair (1917-1920), The New Yorker (1927-1933) et Esquire (1957-1963). Elle fait partie du cénacle littéraire de l'Hotel Algonquin à New York, où se réunissent les esprits les plus brillants de sa génération. Elle y fréquente entre autres Robert Benchley, George Kaufman, Francis Scott Fitzgerald, les Marx Brothers…

Dorothy Parker publie ses premiers poèmes dans les recueils Enough Rope (1927) et Death and Taxes (1931) où transparaissent son art de la formule, son sens de la dérision et un profond désenchantement. Deux recueils de nouvelles suivront : Laments for the Living (1930) et After such pleasures (1933), où figure sa plus célèbre nouvelle The Big Blonde pour laquelle elle obtient la plus haute récompense américaine, le prix O'Henry.

Scénariste, elle travaille à Hollywood de 1933 à 1938 et reçoit l'oscar du meilleur scénario pour le film A star is born avec Katharine Hepburn.
Dorothy Parker est également auteur de théâtre. Deux de ses pièces, Close Harmony (1924) et Ladies of the Corridor (1953), connaissent le succès à Broadway.
En 1959, elle reçoit le prix de l'Académie Américaine des Arts et Lettres pour l'ensemble de son oeuvre.

Le 7 juin 1967, elle meurt d'une crise cardiaque dans une chambre d'hôtel à New York. Elle lègue tous ses biens au mouvement du pasteur Martin Luther King.


L'épitaphe qu'elle souhaitait après son incinération :

" Excusez pour la poussière ".